Le fil métallique s’exporte

Spécialisée dans la fabrication d’articles en fil métallique (fil cintré, cambré et plié), la PMI SFAM, basée à la Chapelle d’Armentières près de Lille, réalise aujourd’hui 25% de son chiffre d’affaires à l’export. Explications de son gérant, Antoine Honoré, sur sa politique de développement, axée notamment sur le lean management et le respect des délais.

Sous-traitant industriel multi-secteur

C’est en 1998 qu’Antoine Honoré a acheté la Société de fabrication d’articles métalliques (SFAM). Celle-ci, créée en 1978, vendait alors essentiellement des crochets d’ardoises et de tuiles à prix coutant. « J’ai arrêté cette activité qui n’était pas rentable, explique-t-il. Nous nous sommes recentrés sur la sous-traitance industrielle en investissant dans des machines à commande numérique. Cela nous a permis d’être plus rapide, plus fiable et avec des délais de fabrication plus courts ».

 

Aujourd’hui la SFAM fabrique des pièces en fils métalliques complexes, du prototype à la grande série, en deux ou trois dimensions sur plan dans des séries moyennes à grandes (3 à 4 millions de pièces). « Nous travaillons dans trois principaux secteurs : le bâtiment (goupille de sécurité, armatures), le médical (chariots, lits d’hôpitaux, paniers piluliers) et l’automobile (clips métalliques) », explique Antoine Honoré. En plus de la SFAM, celui-ci a racheté en 2011 une autre société complémentaire, CFT Industrie, spécialisée dans le cintrage de tube métallique. Aujourd’hui les deux sociétés réalisent un chiffre d’affaires de 6,5 millions d’euros pour un total 35 collaborateurs.

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25% du chiffre d’affaires à l’export

A elle seule, la PMI SFAM réalise un chiffre d’affaires de 4,5 millions d’euros, dont 25% à l’export, pour 23 collaborateurs. « Nous travaillons beaucoup avec des filiales de groupes français implantés à l’étranger, explique Antoine Honoré. Nous mettons au point le produit en France qui est ensuite affiné dans les centres de fabrication ».

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La SFAM s’est développée dans quatre pays principaux : la Slovaquie, l’Allemagne, le Mexique et les Etats-Unis. « Nous avons utilisé le lean management et la méthode des 5S pour réduire nos délais de livraison, souligne le gérant. De même, la méthode SMED (changement rapide d’outillage) nous a permis d’être plus performants ».

« Nous utilisons Europages pour trouver des clients comme des fournisseurs »

Antoine HONORE 2En matière d’internet, outre son site en français, la SFAM a développé un site en anglais depuis un an et demi avec un nom de domaine différent : www.metal-wire-bending.com. C’est une agence de communication qui gère les sites et le référencement. La société pratique également l’achat de mots clés et fait des envois réguliers d’e-mailing pour relancer ses prospects. « Quant à Europages, nous l’utilisons à la fois pour trouver des clients et des fournisseurs, déclare Antoine Honoré. Nous avons par exemple décroché un contrat en France pour des clayettes inox grâce à Europages ».

Savoir construire des relations de confiance

« Si j’avais un conseil à donner pour se développer à l’export, ce serait de prendre le temps de construire des relations de confiance, souligne Antoine Honoré. Il faut savoir être patient et répondre aux besoins des clients qui deviennent de plus en plus pointus. On constate ainsi que les usines viennent avec leurs clients pour nous auditer ».IMG_1705

Autre conseil : être irréprochable sur les délais et respecter le cahier des charges défini ensemble. « C’est un point essentiel pour réussir », conclut-il.

Source Europages

#13 Comment la PMI SFAM se développe à l’export